Il est né de la réunion de trois maisons anciennes, édifiées avant la Révolution française. Le temps les a rapprochées, puis réunies, mais leurs traces sont toujours là : d’épais murs de pierre qui furent autrefois des façades, des différences de niveaux, des passages inattendus et une circulation qui raconte encore cette histoire.
Depuis 2003, la maison continue de se transformer. De nouvelles ouvertures ont été créées, les espaces se sont reliés et la lumière a progressivement trouvé son chemin à travers ces murs anciens.
Il ne s’agissait pas d’effacer le passé, mais de continuer à écrire l’histoire du lieu.
Aujourd’hui, la pierre et le bois côtoient le verre, le métal et des lignes plus contemporaines.
Le contraste n’est pas un accident : il fait partie de l’identité du Clos.

Avant les transformations, les différentes parties de la maison conservaient encore très clairement les traces de constructions autrefois indépendantes.
Façades, ouvertures, murs de pierre et différences de niveaux racontaient une organisation très différente de celle que l’on découvre aujourd’hui.



Réunir trois maisons n’a pas fait disparaître leurs frontières.
Elles se devinent encore dans l’épaisseur des murs, les changements de niveaux, les escaliers et les passages qui relient aujourd’hui les différents espaces du Clos.
Ici, une ancienne façade est devenue un mur intérieur. Là, quelques marches rappellent que l’on vient de passer d’une maison à une autre.
Cette architecture particulière donne au Clos une circulation qui lui est propre. On le découvre progressivement, presque comme une succession de lieux dans un même lieu.


Lorsque le Clos de Laly est entré dans une nouvelle étape de son histoire en 2003, il ne s’agissait pas de figer une maison ancienne dans son passé.
Au fil des années, les espaces ont été ouverts, reliés et parfois entièrement repensés. Certaines transformations se sont imposées pour accompagner de nouveaux usages ; d’autres sont nées simplement d’une envie : faire dialoguer davantage les différentes époques de la maison.
Le verre et le métal ont trouvé leur place auprès de la pierre et du bois. De nouvelles ouvertures ont laissé entrer la lumière et créé des perspectives qui n’existaient pas auparavant.
Le Clos d’aujourd’hui est le résultat de cette évolution progressive. Et son histoire n’est probablement pas terminée.
Transformer la maison a parfois nécessité d’intervenir directement dans sa structure.
Des murs ont été ouverts, des circulations repensées et de nouvelles perspectives sont apparues.
Au fur et à mesure, les limites entre les anciennes maisons sont devenues moins évidentes, sans jamais disparaître complètement.


Dans une maison aux murs épais, la lumière n’allait pas de soi.
Au fil des transformations, de nouvelles ouvertures ont été créées pour accompagner la course du soleil et laisser la lumière traverser la maison du matin jusqu’au soir.
Certaines ouvrent la maison vers l’extérieur. D’autres permettent à la lumière de passer d’un espace à l’autre et créent des perspectives entre des pièces situées à des niveaux différents.


La lumière est ainsi devenue une matière avec laquelle composer.
Elle révèle la pierre, traverse les ouvertures, accompagne les changements de niveaux et transforme la perception des espaces au fil de la journée.
Les travaux ont aussi révélé ce que le Clos cachait.
Derrière un enduit, un ancien mur de pierre. Derrière une cloison, une ouverture. Et parfois, la véritable nature d’un mur intérieur : celle d’une ancienne façade.
Peu à peu, les trois maisons ont commencé à n’en former qu’une.
Pour autant, leurs traces n’ont jamais complètement disparu.

Ce qui appartenait autrefois à trois constructions différentes forme aujourd’hui une seule maison.
Mais son histoire reste perceptible dans son architecture : l’épaisseur d’un mur, quelques marches, une ancienne ouverture ou une perspective inattendue suffisent parfois à rappeler ce qui existait auparavant.
La pierre et le bois côtoient désormais le verre, le métal et des interventions plus contemporaines.
Les différentes époques ne cherchent pas à se confondre. Elles cohabitent.

Le salon constitue aujourd’hui le grand espace de rencontre du Clos.
La lumière y entre de plusieurs directions et les ouvertures créées au fil des transformations permettent de percevoir les différents niveaux de la maison.
La cuisine conserve son indépendance et son propre accès depuis l’extérieur, autre héritage de l’organisation ancienne des bâtiments.


Les cinq chambres se répartissent sur différents niveaux de la maison.
Rita, Arthur et Lily occupent le premier plateau nuit. Plus haut se trouvent Le Cèdre et la Suite.
Elles ont chacune leur caractère, mais toutes appartiennent au même ensemble : le Clos est toujours proposé dans son intégralité.
Les chambres se découvrent sur une page qui leur est entièrement consacrée.

Le Clos n’a jamais été pensé comme une reconstitution du passé.
La pierre, les poutres, les cheminées et les traces de son architecture ancienne cohabitent avec le verre, le métal, le bois et des interventions contemporaines.
Cette rencontre se retrouve dans les espaces de vie comme dans les circulations.
Elle permet aussi à la maison de continuer à évoluer sans perdre ce qui la rend particulière.
